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Billet du curé du 10 mars 2024

 

Amazing Grace

 

Nous sommes vraiment formés par la liturgie nous rappelle le pape dans sa Lettre Apostolique, Desiderio desideravi.

 

Ce dimanche, nous entendons dans l’évangile de saint Jean : « … Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. » Sans cesse, l’Écriture vient convertir nos pensées – bien humaines – sur Dieu. Laissons résonner cette parole de l’évangéliste dans le silence de nos cœurs (le pape parle largement du silence dans la liturgie au n° 52). Nous n’aurons jamais fini d’entendre, de comprendre la densité, le poids de cette parole et surtout de cette grâce qui nous est faite. Elle appelle déjà notre action de grâce. C’est le grand désir de Dieu que nous accueillions ce mystère de la Croix qui vient illuminer toute notre vie. Nous voulons faire ici le lien avec l’évangile qu’entend ce dimanche l’assemblée où les catéchumènes vivent leur 2ème scrutin : c’est le récit de l’aveugle né en saint Jean (9,1-41). Cet aveugle vient peu à peu à la vraie lumière qu’est le Christ.

 

Desiderio desideravi (Lc 22,15) « J’ai désiré d’un grand désir manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ! » Tâchons de prendre conscience de ce grand désir qu’à Jésus de manger la Pâques avec nous ; de son grand désir que nous accueillions cette grâce du salut. La prière après la communion de ce jour l’exprime : « Dieu qui éclaire tout homme venant dans le monde, nous t'en prions, illumine nos cœurs par la splendeur de ta grâce : que nos pensées soient toujours dignes de toi, et accordées à ta grandeur et qu'ainsi nous puissions t'aimer sincèrement. »

 

Que la méditation des paroles du chant Amazing Grace - si ajustées à l’Écriture de ce dimanche -, dont nous mettons ici la traduction, nous accompagne cette semaine.

 

Grâce étonnante, au son si doux, qui sauva le misérable que j'étais ;

J'étais perdu mais je suis retrouvé, j'étais aveugle, maintenant je vois.

C'est la grâce qui m'a enseigné la crainte,

et la grâce a soulagé mes craintes.

Combien précieuse cette grâce m'est apparue

à l'heure où pour la première fois j'ai cru.

De nombreux dangers, filets et pièges j'ai déjà traversés.

C'est la grâce qui m'a protégé jusqu'ici, et la grâce me mènera à bon port.

Le Seigneur m'a fait une promesse, sa parole affermit mon espoir ;

Il sera mon bouclier et mon partage, tant que durera ma vie.

Oui, quand cette chair et ce cœur auront péri

et que la vie mortelle aura cessé,

Je possèderai, dans l'au-delà, une vie de joie et de paix.

La Terre fondra bientôt comme de la neige, le Soleil cessera de briller,

Mais Dieu, qui m'a appelé ici-bas, sera toujours avec moi.