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Le billet du curé du 7 février 2021

Intercession en acte !

 

« Aussitôt on parla à Jésus de la malade. » Jésus relève (c’est un des mots utilisés pour dire la résurrection) cette femme et elle les servait. C’est le désir ardent du Seigneur que cette œuvre s’accomplisse en chacun d’entre nous et plus particulièrement les plus petits, les plus fragiles, ceux qui sont désespérés. La 1ère lecture du livre de Job laisse entrevoir cette désespérance qui peut toucher tant de personnes. « Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures. » répond le psaume du jour. Savoir que Dieu nous écoute est déjà une première réponse. Mais Paul nous invite à aller plus loin : accueillir l’amour de Dieu, oui, mais aussi en témoigner, l’annoncer « malheur à moi si je n’annonce pas l’Évangile ». C’est un impératif. Dire à tous ceux qui pourraient penser que Dieu les a oubliés que le Seigneur porte sur eux sa plus grande attention et même qu’il se reconnaît en chacun d’eux : “J’étais malade et vous m’avez visité…”. Le 1er des sacrements pour les malades est la visite que nous pouvons faire au nom du Seigneur. Parfois les personnes malades ne peuvent plus prier, ne savent pas, n’osent pas... c’est à nous de le faire en leur nom et, à l’occasion, de prier ensemble. Mais Jésus ne se contente pas de guérir : il est venu chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Cette mission reçue du Père se nourrit dans la prière, dans le cœur à cœur avec son Père. En ce jour où nous prions pour le monde de la santé, souvenons-nous que notre pastorale de la santé trouve sa source dans la même prière et quand nous agissons dans ce monde nous y rejoignons le Christ : « Je pense aux médecins, aux infirmiers, aux agents de la santé, aux volontaires, aux religieux et aux religieuses, aux prêtres qui se prodiguent pour eux sans s’épargner, comme le Bon Samaritain, sans prendre en considération leur condition sociale, la couleur de leur peau ou leur appartenance religieuse, mais seulement ce dont ils ont besoin. Sur le visage de chaque être humain, encore davantage s’il est éprouvé et défiguré par la maladie, brille le visage du Christ. (Benoît XVI, Journée du malade, 2007). En ce jour, où est envoyée Mme Caroline CROISSANT comme responsable de l’aumônerie hospitalière de Douarnenez, nous prions pour elle et nous intercédons pour tout ce monde de la santé.

 

Très bon dimanche.

 

Jean-Baptiste, curé.

 

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