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Le billet du curé du 6 décembre 2020

 

 

« Dieu qui donne la preuve suprême de ton amour lorsque tu patientes et prends pitié » dit une des prières de la messe. Dieu nous donne du temps pour nous convertir... il n’y a pas d’heure pour le faire. Mais, quand on a entendu le message, il y a une urgence impérieuse. La foi naît de l’écoute dit un adage chrétien. La Parole de ce jour nous invite à préparer les chemins du Seigneur. Nous sommes émerveillés par le génie humain des ponts et tunnels pour les routes de montagne... il s’agit d’avoir ce génie pour préparer la venue du Seigneur... ce sont ces travaux auxquels le Seigneur nous appelle pour faciliter sa venue en nos vies. C’est un labeur à reprendre sans cesse, chaque jour pour permettre au Seigneur d’être justement le Seigneur de nos vies, celui qui les guide.

 

Le désert où paraît Jean n’est pas celui des explorateurs français du XIX° s découvrant le Sahara. Le désert de la Bible est même tout le contraire. Il est habité de la présence délicate et permanente de Dieu. Il est le souvenir de ce moment où l’Homme est vraiment présent, attentif à la présence perpétuelle de Dieu à son peuple. Le Seigneur semble tarder ; il n’en est rien. Il est là. Raison de plus pour ne pas être tiède et garder ferme l’espérance de la venue du Seigneur. Une directrice d’école catholique me disait ce matin : « plus on me donne des cadres à cause du Covid, plus je suis créative. » Il doit en être de même pour nous. Il y a le cadre législatif qui s’impose à nous quant aux messes à l’église. Redoublons de génie pour prier, célébrer, se rassembler. La tradition spirituelle de l’Église offre plein de possibilités, outre les eucharisties dominicales. Prière personnelle, chapelet, adoration, groupe de partage, visite au Saint Sacrement. Ce Covid est l’occasion de redécouvrir aussi les liturgies familiales... déjà la bénédiction du repas. Ce covid révèle ou accentue des questions ecclésiales déjà connues. Ce covid fait naître ou révèle de nouvelles questions sur notre manière de faire Église aujourd’hui. Une seule chose est prioritaire : le rassemblement le 1er jour de la semaine... un fait qui tient depuis 2000 ans mais c’est loin d’être le tout de notre vie d’Église y compris dans le service des frères les plus fragiles. Dans ce billet, je veux remercier l’équipe pastorale et les nombreux bénévoles. Nous avons du mal à voir au-delà d’une semaine. Enfin, nous avons une jauge réaliste pour les prochains dimanches. Mais à l’heure actuelle, nous sommes incapables de vous dire comment nous organiserons Noël. Nous sommes attentifs aux communiqués de la Conférence des évêques (et ceux du Président de la république et du 1er ministre) pour voir, sous 3 jours, comment nous organiserons le dimanche suivant. Soyez indulgents. Nous faisons au mieux. Une chose à faire : tenir bon dans la foi et l’espérance. Le Seigneur est là et il vient. Et, parce que nous sommes disciples du Seigneur, soyons témoins de son amour auprès de ceux qui en ont le plus besoin.

 

Bonne route vers Noël. Bon dimanche.

 

Jean-Baptiste, curé.

 

 

 

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