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Le billet du curé du 22 novembre 2020

 

Un roi qui s’offre à nous... et quel roi !

 

L’Écriture, en ce jour, nous offre de comprendre Jésus qualifié par l’Église de « Roi de l’univers ».

Il est celui qui au nom du Père conduit si délicatement son peuple sur de verts pâturages (cf. 1ère lecture et ps 22). L’épître nous rappelle qu’en donnant sa vie sur la croix, Jésus nous conduit vers le plus beau des pâturages : notre Père du Ciel à la fin des temps. Ainsi, la parabole de ce jour nous rappelle que la véritable Royauté du Christ est celle du berger qui se consacre à chacune de ses brebis. Il est tellement proche des petits, des plus faibles et fragiles, des malades et des pécheurs qu’il se reconnaît en chacun d’eux. C’est à la manière dont nous aussi les aurons accueillis que nous serons jugés. Le tri sera le résultat du choix que nous aurons fait durant notre vie terrestre.

Le Royaume advient, c’est certain (nous allons le célébrer avec le temps de l’Avent) mais il y a notre responsabilité au quotidien. Le pape, en 2015-2016, a proposé une année de la miséricorde méditant sur les « œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. » En elles se trouve notre réponse à l’appel évangélique. Il ne s’agit pas pour nous simplement d’accomplir des œuvres pour bien « tout bien faire ». Il s’agit d’un impératif amoureux, d’un impératif de foi. Tout compte fait, c’est ici et maintenant que nous accueillons ou refusons d’accueillir le Christ. Aux disciples déconcertés qui demandaient à Jésus : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus répond : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » Croyons-nous cela ? Vraiment. Si oui, alors une seule réponse à donner : laisser Jésus être vraiment notre bon pasteur et en toutes choses régner en nous pour être en Lui et être Lui en ce temps. « Nous – les fidèles du Christ – sommes la seule Bible que le monde lit encore. » En contemplant Jésus œuvrer dans l’Écriture pour mieux le connaître et l’aimer, en devenant toujours plus lui en le recevant dans les sacrements. En le reconnaissant en ceux à qui s’identifie Jésus et en les servant au mieux et à la mesure de nos moyens. En ce monde où beaucoup cherchent un sens à leur vie, où tant de misère existe et se révèle plus extrême encore dans cette crise du Covid, rapprochons-nous de Jésus. Osons offrir à tous ceux qui peinent ce Roi bon pasteur et qui dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. » (Mt 11, 28-30). Accueillir Jésus et l’offrir à nos frères en humanité est bien le plus des cadeaux de Noël à faire. En plus, c’est gratuit et sans frais de livraison ! Grâce à Dieu !

 

 

Tenez bon et très bon dimanche.

 

Jean-Baptiste GLESS, curé

 

 

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