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Billet du Curé du 25 octobre 2020

 

 

« S’il crie vers moi, je l’écouterai car moi, je suis compatissant » (Ex 22,26 – 1ère lecture). La compassion pourrait être l’autre nom de Dieu. Le Seigneur a vu la misère de son peuple (cf. Ex 3, 7) et en prend soin. C’est au long des siècles ce qu’ont dit les prophètes.

La Loi et les commandements étaient une réponse à cette Libération et elle était devenue une jungle de petites règles. Jésus se fait alors le docteur de la Loi par excellence en parole et en actes par sa vie donnée. Quand il rassemble toute « la Loi et les prophètes » : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Jésus nous montre sur la Croix l’union de ces deux commandements. L’Amour pour son Père et son amour pour nous. La Loi n’est plus extérieure. C’est une personne, Jésus Christ de Dieu. Ce qu’il nous commande (mais c’est un commandement lié à l’amour) c’est de nous aimer comme il nous a aimé (cf. le Jeudi Saint). Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime (Jn 15, 13). On reproche à Jésus de se faire proche des plus petits et des pécheurs : « cet homme fait bon accueil aux pécheurs et mange avec eux » (Lc 15) En réponse Jésus donne à la méditation ces trois paraboles de la Miséricorde (la brebis perdue, la femme qui perd une pièce, le père et les deux fils (Lc 15, 3-32). Mais enfin ! C’est sa mission ! Allez vers tous ceux qui pourraient penser que Dieu ne les aime pas (les pécheurs) ou les a oubliés (les malades, les lépreux par exemple). Jésus nous offre une leçon mais pas de l’extérieur. Il le fait en donnant sa vie jusqu’au bout et nous appelle à faire de même. Pas par activisme, mais par et en son Nom et selon nos forces personnelles et communautaires. L’Église est comme « un hôpital de campagne » aime à dire le pape François. Nous y sommes les premiers accueillis avec nos blessures, nos fautes… tâchons aussi d’y accueillir nos frères pour leur offrir cette formidable rencontre avec le Christ Jésus. Comment ? Les exemples sont si nombreux : en offrant l’espérance de l’Évangile à toute personne rencontrée ou qui ose nous demander un service, en visitant ceux qui pourraient désespérer… Il n’y a pas de plus grand amour pour son prochain que d’offrir Jésus a ceux qu’on aime.

 

Très bon dimanche.

 

Père Jean-Baptitse

 

 

 

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