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Billet du Curé

 

Billet du curé

 

Douces et troublantes paraboles de Jésus qui vient travailler notre conscience, notre intelligence et notre cœur. Nous avons été appelés par Jésus et nous avons décidé de nous mettre à sa suite. L’Église est ce rassemblement des appelés : « va travailler à ma vigne. ».

Nos vies ne sont pas encore ajustées à ce Royaume révélé par les paraboles. « Je veux donner autant à ces derniers qu’à toi » disait le maître dimanche passé. Aujourd’hui, Jésus invite ses auditeurs à regarder. Oui, ces publicains et prostituées étaient loin du Seigneur. C’est bien vrai ! Mais ils se sont laissés toucher par l’appel à la conversion. Mais vous, vous dites : « oui, oui » mais vous n’y allez pas.

Ces foules de pécheurs au désert qui allaient voir Jean le Baptiste recevaient ce baptême justement en signe de conversion. Puisque nous avons décidé de suivre Jésus – dans toute sa vie, sa manière de donner sa vie sur la croix (cf. 2ème lecture) - nous avons le chemin pour notre conversion. « Quand on vient de recevoir une leçon, on n’éprouve pas de la joie mais plutôt de la tristesse. Mais plus tard, quand on s’est repris grâce à la leçon, celle-ci produit un fruit de paix et de justice. » (He 12, 11).

Alors laissons-nous bousculer par le Seigneur et sa délicate pédagogie et allons travailler à sa vigne auprès de ceux qu’il nous est donné de rencontrer, auprès de ceux qui pourraient penser que Dieu ne les aime pas ou les a oubliés. Allons leur dire en actes et/ou en paroles : le Seigneur ne t’oublie pas il t’appelle toi aussi.

Toute l’Église n’existe que pour évangéliser (Paul VI). Toutes les œuvres de l’Église, à la mesure des forces de ses membres et avec la grâce de Dieu, n’existent que pour ce témoignage. Une parole de réconfort au nom du Christ a une personne désespérée ; une visite à un malade au nom du Seigneur ; un verre d’eau à un exilé ; offrir à un jeune la rencontre avec Jésus à travers la catéchèse ou la pastorale des jeunes, la célébration d’un sacrement …

Soyons sûr que, d’une manière ou d’une autre, nos contemporains attendent une parole d’espérance. Cherchons, chacun et ensemble, ce qui est le plus juste – aujourd’hui - pour permettre aux personnes d’être en contact et, espérons-le, en intimité, en amitié avec Jésus.

Bref, la fraternité – puisque nous n’avons qu’un seul Père - en acte.

 

Très bon dimanche.

 

P. Jean-Baptiste GLESS, curé.

 

 

 

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