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Témoignage sur les JMJ de Panama

Comment résumer les JMJ de Panamá en quelques mots ? Impossible !

Une vingtaine de bretons (dont la moitié étaient finistériens) a eu la joie de participer à ces Journées Mondiales de la Jeunesse. Et nous avons été marqués par tant de choses !

L’accueil des Panaméens tout d’abord. Ils nous ont ouvert leurs portes, leurs cœurs, leurs familles. Ils nous ont accueillis comme Saint Benoît demande à ses moines d’accueillir toute personne :
« comme si c’était le Christ lui-même ». Ils ont tout donné, et c’est encore eux qui nous remerciaient à la fin d’être venus de si loin pour partager notre foi avec eux…

La rencontre de jeunes du monde entier vivant des situations si différentes dans leurs pays ! Des Vénézuéliens inquiets pour leur avenir, mais gardant l’espérance ; des Mexicains à la joie débordante malgré le nombre impressionnant de prêtres assassinés chez eux à cause de leur engagement – au nom de l’Evangile – contre toutes sortes de trafics ; des Pakistanais arrivés en nombre très restreint parce que beaucoup n’avaient pas eu l’autorisation de sortir de leur pays pour ce rassemblement chrétien… Cela nous aide à considérer notre propre pays avec un nouveau regard !

Mais cela nous dit surtout autre chose : les différences sont bien réelles, mais elles ne sont pas des obstacles. Nous n’avons pas dû devenir Panaméens, Mexicains ou Italiens pour profiter de ces rencontres : nous sommes restés nous-même et nous avons vécu de très belles rencontres ! Si cela est possible pour les jeunes du monde entier, pourquoi cela ne le serait pas pour les gens de notre paroisse ? Le Pape François a insisté sur cette réalité et sur la joie d’être ensemble que nous devions cultiver. Pas seulement là-bas, pas seulement les jeunes. Cela doit être une des marques des chrétiens. Nous partageons bien la même foi en Jésus-Christ, et c’est cela qui nous unit et nous fait avancer.

Impossible de faire un bon résumé de tout ce que nous avons entendu et vécu, mais nous pouvons laisser résonner certaines des paroles du Pape ou de l’archevêque de Panama. Tous deux nous ont rappelé que la foi était un engagement. Pas une liste de règles à suivre (1) , mais surtout un amour à vivre de façon concrète : nous laisser aimer par le Christ, et aimer comme il nous aime.

« Ce caractère concret de l’amour constitue l’un des éléments essentiels de la vie des chrétiens » (2)

« Nous pourrons tout avoir, mais s’il manque la passion de l’amour, tout manquera » (3)

Un des modèles de cet amour concret, c’est la Vierge Marie, elle qui, si jeune, a accepté de faire confiance à Dieu et de se risquer pour Lui. Elle n’a pas attendu d’être plus vieille pour s’engager. Dieu a eu besoin de cette jeune fille, comme il a besoin des jeunes maintenant. Et le Pape François d’insister : « Chers jeunes, vous n’êtes pas l’avenir de l’Eglise, la jeunesse n’est pas une salle d’attente, vous êtes le présent de l’Eglise ! »

 

1 « Le christianisme n’est pas un ensemble de vérités qu’il faut croire, de lois qu’il faut respecter, ou d’interdictions. Il deviendrait ainsi repoussant. Le christianisme est une Personne qui m’a beaucoup aimé, qui réclame et demande mon amour. Le christianisme c’est le Christ » (cf. Saint Oscar Romero, Homélie, 6 novembre 1977). Pape François, Homélie de la messe d’ouverture

2 Citation de Benoît XVI par le Pape François, Homélie de la messe de clôture des JMJ

3 Pape François, Homélie de la messe de clôture des JMJ

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